Résurgence #5

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C’est devant un public venu nombreux que Résurgence #5 s’est ouvert avec Sarah Trouche qui pratique un art engagé tant sur le plan politique que sociologique. L’artiste est intervenu sur des reproductions en dytique, positif et négatif, du portrait de « Joséphine de Beauharnais, Impératrice des Français » par le peintre François  Gérard (1805), en enduisant auparavant son corps de peinture blanche et de rouge pour ces tresses à l’africaine, utilisées pour véritablement cingler et « biffer » les images de l’impératrice.

La vidéo  de Action for Resilience, Paris, 2014

10624675_866229033389045_572558130911183416_nA suivi la performance dansée et parlée de Marion Uguen sur la musique de  Wysozky . Ici encore,  il était question d’altération, comme moyen d’une vérité :  » Le son dévie, devient geste, on accélère, on accélère et les mots sonnent et les mots, scions-les, oscillons, oscillons, scions la langue de bois. » Un moment poétique.

1622860_867466026598679_7388073035127428873_n 10511154_867466109932004_4212742638609205271_nYU chen ni est une artiste contemporaine, réalisatrice et performeuse, née à Taiwan. Après avoir demandé à quelques personnes du public de s’assoir ou d’être debout le long d’une ligne de ruban adhésif  noir, posé au sol, elle s’est engagé dans un parcours impressionnant et énergique au travers des corps obstacles, à l’aveugle ! Ce qui aurait pu passer pour une  plaisanterie comme les ballons disposés autour de son corps pouvaient nous le laisser penser, s’est avéré être une démonstration de volonté :  un chemin.


10686702_868970626448219_4084596176777350913_n1471935_868970846448197_6936375479648550340_nGilivanka Kedzior & Barbara Friedman ont revisité le bal populaire en KNACKER’S BALL(Le Bal de l’Équarrisseur), mettant à profit la place pavée Villa des Hautes-Traverses à proximité de Plateforme. Masquées, les deux danseuses tenues entre elles par un ruban rouge noué dans leur dos, toute en retenue,  invitaient le public à une danse, sans chorégraphie établie, seulement celle issue des duos, accompagnement et mimétisme en oeuvre. « Cette performance module la portée d’une manifestation populaire et intemporelle par la re-création de symboles et la déconstruction du rapport direct entre deux individus. »
1798513_869542549724360_5814373809755391396_nDorota Kleszcz a clôturé la soirée par sa performance très personnelle Customisez-moi. L’artiste a mis en place la machinerie d’un véritable petit théâtre avec l’installation d’une cabine d’habillage, mais en fait bien plus que ça : coulisse ventée, lieu des métamorphoses et des enfantements. Au fond de la scène, une vidéo nous montre l’artiste dans un costume strict, à la pause maitrisée, un avant métamorphose, une autre temporalité. Plusieurs tableaux animés par  Dorota et parfois par le public se sont succédé, questionnant le parcours d’une vie, soldée symboliquement par une lapidation aux oeufs préalablement évidés et remplis d’une encre noire.

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